Dead Cells

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Dead Cells, c'est beau, c'est bien et ça vous veut du bien. Ou pas.

Développé par le studio Français de Motion-Twin dont c'est le premier vrai jeu à rencontrer un succès international. Ne mâchons pas nos mots : Dead Cells est une pépite. J'ai à peine 10h de jeu dessus que je suis accro.

Mélangeant Rogue-Like, Beat'em all et RPG avec une finesse remarquable, Dead Cells est une boucle infinie de gameplay. C'est la définition même du minimalisme, un jeu simple à prendre main, mais complexe à maîtriser.

Vous incarnez un personnage - The Beheaded - ne pouvant pas mourir. Simple, vous incarnez des corps, de préférence décédés et sans tête. Il n'y a pas vraiment d'histoire, si ce n'est que vous parcourez un monde en ruines, qui a récemment été en proie à une infection, et vous devez tuer le Roi, qui n'est pas spécialement apprécié du reste de l'île.

Même dans son histoire, Dead Cells fait preuve d'un redoutable pragmatisme. Un peu comme Dark Souls, le lore est distribué au compte-gouttes, et il va falloir fouiller les différentes zones pour en apprendre plus sur le contexte dans lequel vous progressez.

Premier personnage rencontré dès votre arrivée

Design & Ambiance

On pourrait croire que le pixel-art a épuisé son quota de jeu, et bien non ! Il reste encore des choses à faire dans le genre, et Dead Cells est une grande réussite à ce niveau également. Dans toute la nervosité de l'action, les effets crèvent l'écran, dans une frénésie de pixels à vous en faire décoller la pupille, et sans demander une bête de guerre.

Que ce soit en intérieur ou en extérieur, l'ambiance désolée est superbement retranscrite et on sent bien que le jeu ne veuille pas que l'on avance. Les ennemis sont menaçants et aux aguets, prêts à bondir, et la bande son vous fait bien comprendre que vous n'êtes pas le bienvenu.

Parlons un peu de l'ambiance sonore en passant. Parce que là aussi, Dead Cells fait fort. Peu importe le contexte, la musique fait mouche. Dans le rush d'un combat ou dans un moment de pause entre deux salles, le ton est toujours approprié, toujours réussi. L'album est disponible sur Spotify, Youtube ou sans DRM dans la version boîte ou dans la version Bundle de Steam. (Playlist ci-après)

Infinite Loop de gameplay

Une partie de Dead Cells se compare aisément à un tour de jeu de plateau. Vous commencez en choisissant vos armes, puis vous faites un niveau, plus ou moins vite. Dans ce niveau, vous récoltez des cellules et de l'argent, en explorant / tuant des ennemis. Une fois le niveau fini, vous devez dépenser toutes les cellules accumulées pour obtenir de nouvelles armes ou évolutions. Puis vous allez dans le niveau suivant, jusqu'à la fin, ou votre mort.

De temps en temps, vous allez affronter un boss, qui sera très probablement impossible dans un premier temps. Il y en a 4 en tout : The Concierge, The Time Keeper, Conjoncitivius et The Hand of The King. En fonction de la route que vous prenez, vous n'allez pas forcément affronter les mêmes.
Pour les battre, il faudra faire preuve de stratégie, et de patience. Explorez, trouvez la bonne arme, le bon piège pour les battre et vous y arriverez.

Au sein des niveaux, vous aurez des passages inaccessibles, encore une fois dans un premier temps. Puis vous allez trouver des runes, détenus par des mini-boss. Ces runes vont vous ouvrir ces fameux passages, et de nouveaux accès.

Enfin, s'il est encore nécessaire d'insister sur la rejouabilité de Dead Cells, il existe une infinité de builds pour satisfaire tout type de joueur. Les combats se calquent sur un Souls-like, donc vous pouvez opter pour un bouclier si vous êtes un accro de la parade, ou si comme moi, vous êtes plutôt une personne à esquives, vous prendrez un arc ou un sort à lancer à distance.

Ajustez judicieusement votre build

Demain ne meurt jamais, et vous non plus.

Composante essentielle de tout jeu vidéo, et bien souvent source de frustration, la mort de votre personnage est un des meilleurs éléments de Dead Cells.

Vous ne mourrez pas. La seule conséquence est de recommencer du début, avec des niveaux agencés différemment. Vous perdez vos objets, mais conservez les améliorations permanentes débloquées lors des parties précédentes. Ce qui veut dire que chaque mort vous rend un peu plus fort, et vous permet d'appréhender la nouvelle run avec plus d'assurance et d'expérience.

Non seulement cela rend la mort absolument pas frustrante, mais cela met remarquablement en valeur votre progression. Vous ne pouvez jamais vraiment échouer. Et même si des fois, vous allez démarrer avec un mauvais set d'armes, ou bien des mauvaises configuration de niveau, du coup ce n'est pas grave, puisque cela ne dure jamais longtemps.

En plus d'être parfait, le jeu est bourré d'humour en tout genre !

On le répète, Dead Cells est une pépite. C'est la preuve qu'il n'y a pas besoin d'avoir un budget faramineux et d'être un studio AAA pour innover. Entre sa finesse de design, sa rejouabilité et ses différents gameplay, vous aurez à faire pendant de nombreuses heures ! Un DLC va d'ailleurs arriver sous peu, gratuit pour ceux qui possèdent déjà le jeu, il prévoit un "Custom Mod" pour mieux maîtriser son stuff, aucun doute qu'il saura nous satisfaire en tout cas !

Adepte du beat'em all, rogue like ou en quête de challenges ? Dead Cells est un must-have :)

D'autant qu'il dispose d'une composante speedrun qui se montre particulièrement satisfaisante et impressionnante à regarder. Rendez vous sur : https://www.speedrun.com/deadcells pour cela.

A très vite pour un nouveau test vidéo-ludique !

Lupus

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